Quelles sont les notes d'un kalimba 17 lames ?
Les voici dans l'ordre du grave à l'aigu : do ré mi fa sol la si, puis do ré mi fa sol la si une octave plus haut, puis do ré mi encore une octave au-dessus. Dix-sept notes en tout, toutes tirées de la gamme de do majeur. En notation anglo-saxonne, que vous croiserez souvent dans les tablatures, cela s'écrit C D E F G A B, et l'instrument va du C4 au E6.
Cette étendue de deux octaves et une tierce n'est pas un chiffre arbitraire. Elle correspond à peu près à l'ambitus d'une voix humaine confortable, ce qui explique pourquoi tant de mélodies chantées tiennent sur un kalimba sans transformation. Une comptine, un air traditionnel ou un refrain de chanson rentrent presque toujours dans cette fenêtre.
Aucune lame ne produit de dièse ni de bémol. C'est la limite structurelle de l'instrument, et c'est aussi ce qui le rend impossible à jouer faux : quelles que soient les lames que vous enchaînez, vous restez dans la gamme de do majeur, et l'ensemble reste cohérent à l'oreille.
Pourquoi les lames alternent-elles à droite et à gauche ?
Parce que la longueur d'une lame détermine sa note : longue pour un grave, courte pour un aigu. En plaçant la lame la plus longue au centre et en raccourcissant progressivement vers les deux bords, on obtient une forme équilibrée, tenable à deux mains, où les deux pouces atteignent naturellement des notes voisines dans la gamme.
Concrètement, en partant de la lame centrale qui est le do grave, la note suivante de la gamme se trouve à droite, celle d'après à gauche, la suivante à droite, et ainsi de suite jusqu'aux bords. Le côté droit porte donc ré fa la do mi sol si ré, et le côté gauche mi sol si ré fa la do mi, chacun en montant vers l'extérieur.
Cette disposition a une conséquence de jeu très concrète : deux notes consécutives d'une mélodie tombent presque toujours sur deux pouces différents. On ne joue pas une mélodie d'une seule main, on la répartit. C'est déroutant les cinq premières minutes, puis cela devient l'atout principal de l'instrument pour tenir un tempo régulier.
À quoi servent les chiffres et les points gravés sur les lames ?
La plupart des kalimbas portent un chiffre gravé ou imprimé sur chaque lame. Le système est simple : 1 correspond au do, 2 au ré, 3 au mi, 4 au fa, 5 au sol, 6 au la, 7 au si. On repart ensuite à 1 pour le do suivant, une octave plus haut.
Les points distinguent les octaves. Un chiffre sans point désigne l'octave de départ, celle de la lame centrale. Un point au-dessus du chiffre indique l'octave supérieure, deux points l'octave encore au-dessus. Sur un 17 lames, vous trouverez donc 1 à 7 sans point, 1 à 7 avec un point, puis 1, 2 et 3 avec deux points.
Les conventions varient légèrement d'un fabricant à l'autre, et certaines tablatures placent le point en dessous du chiffre pour indiquer le grave. La vérification prend cinq secondes : jouez la lame centrale de votre instrument, regardez ce qui est écrit dessus, et vous savez à quelle convention vous avez affaire.
- 1 correspond à do, 2 à ré, 3 à mi, 4 à fa, 5 à sol, 6 à la, 7 à si
- Chiffre sans point : octave de la lame centrale
- Chiffre avec un point au-dessus : une octave plus haut
- Chiffre avec deux points au-dessus : deux octaves plus haut
Faut-il coller les stickers de notes sur les lames ?
Au début, oui, sans hésiter. La plupart des kalimbas sont livrés avec une planche d'autocollants portant les chiffres ou les noms de notes. Ils se collent sur la face avant des lames, celle qui vous fait face, en bas près du chevalet, jamais sur la partie qui vibre en haut : un autocollant posé trop haut ajoute de la masse à la lame et fausse légèrement la note.
Beaucoup de joueurs les retirent au bout de quelques semaines, quand la position des notes est mémorisée. Ce n'est pas obligatoire. Un autocollant bien posé ne gêne ni le son ni le geste, et personne ne joue mieux parce qu'il a enlevé ses repères.
Si les autocollants se décollent à cause de la transpiration des mains, nettoyez la lame à l'alcool avant de reposer le suivant. Et gardez la planche : elle sert aussi de mémo quand on récupère un instrument après plusieurs mois sans y toucher.
Quelles notes manquent sur un kalimba, et comment faire sans ?
Il manque les cinq altérations : do dièse, ré dièse, fa dièse, sol dièse et la dièse, avec leurs équivalents en bémols. Autrement dit, tout ce qui se trouve sur les touches noires d'un piano. Un kalimba diatonique en do majeur n'a que les touches blanches.
En pratique, cela veut dire qu'une mélodie écrite dans une autre tonalité ne rentrera pas telle quelle. Deux solutions existent. La première est de transposer, c'est-à-dire de rejouer la mélodie en partant d'une autre note jusqu'à ce qu'elle tombe uniquement sur des lames existantes. La seconde est de remplacer la note manquante par sa voisine la plus proche, ce qui change le caractère du passage mais reste souvent acceptable.
Les kalimbas chromatiques répondent à ce besoin en ajoutant une seconde rangée de lames à l'arrière du corps pour les altérations. Ils sont plus lourds, plus chers et nettement plus difficiles à viser, et ils ne présentent d'intérêt qu'une fois qu'on sait précisément quel morceau on n'arrive pas à jouer sans eux.
Questions fréquentes
Quelle est la note la plus grave d'un kalimba 17 lames ?
C'est le do central, joué par la lame la plus longue, située au milieu de l'instrument. En notation anglo-saxonne, il s'agit du C4. Toutes les autres lames sonnent plus haut. C'est aussi la raison pour laquelle certaines comptines, dont une phrase descend sous ce do, doivent être adaptées ou transposées pour tenir sur l'instrument.
Quelles notes ajoute un kalimba 21 lames ?
Quatre notes supplémentaires dans l'aigu. Là où le 17 lames s'arrête au mi de la troisième octave, le 21 lames continue avec fa, sol, la et si, ce qui porte l'étendue à presque trois octaves de do majeur. Toutes les tablatures écrites pour 17 lames restent jouables sans aucune adaptation sur un 21 lames.
Peut-on jouer des dièses sur un kalimba classique ?
Non, pas sur un modèle diatonique standard en do majeur, qui ne comporte que les sept notes de la gamme. Il existe des techniques de courbure de lame pour infléchir légèrement la hauteur, mais elles sont instables et inutilisables en cours de mélodie. Pour jouer des altérations, il faut un kalimba chromatique à double rangée de lames.
Les notes sont-elles les mêmes sur un kalimba 8 ou 10 lames ?
Ce sont les mêmes notes, sur une étendue plus courte. Un 8 lames couvre une octave complète, do ré mi fa sol la si do. Un 10 lames ajoute généralement le ré et le mi au-dessus. La logique d'alternance droite gauche depuis la lame centrale et la numérotation de 1 à 7 restent strictement identiques.